Paris : pas de poursuites pour l’étudiant à l’origine de la polémique sur la Brav-M interpellé vendredi

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Publié le 16/04/2023 10:21:30

Arrêté en marge des manifestations contre la réforme des retraites, le jeune homme de 23 ans avait porté plainte contre cette brigade pour notamment dénoncer insultes et violences. Il a été libéré dimanche en début de soirée, sans charges retenues à son encontre. Ce lundi, son avocat annonce saisir l’IGPN.

Un étudiant à l’origine d’une polémique sur les Brav-M a été de nouveau interpellé vendredi à Paris, en marge d’une mobilisation contre la réforme des retraites, selon Le Figaro et BFMTV. Souleymane A., le jeune homme qui avait dénoncé le comportement raciste et agressif de certains policiers de la Brav-M, conduisant à l’ouverture d’une enquête interne, a été interpellé vendredi soir à Paris, lors de la manifestation organisée après la décision du Conseil constitutionnel avalisant la réforme des retraites.

Il s’apprêtait à incendier une poubelle

Il a été arrêté rue du Chevalier-de-Saint-George, dans le VIIIe arrondissement de Paris, entre la place de la Concorde et la place de la Madeleine. Avec deux autres étudiants âgés de 19 ans, il s’apprêtait, selon les sources interrogées par les deux médias, à incendier une poubelle. Équipés de gel hydroalcoolique, d’un briquet, ils auraient, selon le Figaro, expliqué à des policiers en civil qu’ils ont pris pour des manifestants, qu’ils voulaient mettre le feu à des conteneurs de détritus. Tous trois ont été placés en garde à vue pour destruction de biens par incendie.

Le 20 mars, Souleyman A., 23 ans, avait été interpellé avec six autres manifestants par des membres de la Brav-M en marge d’une manifestation, soupçonnés d’avoir mis le feu à des poubelles. Il avait dénoncé des insultes à caractère raciste et une agression sexuelle à son égard mais aussi des insultes et violences envers des manifestants. Il avait déposé une plainte, tout comme une autre étudiante, Salomé.

Le jeune homme dénonçait des faits d’« agression sexuelle commise par personne dépositaire de l’autorité publique en réunion » car, affirmait-il, un policier l’avait « attrapé par le sexe » et insulté en lui disant « t’as même pas de couilles ». Un enregistrement audio, obtenu par le journal Le Monde et le média en ligne Loopsider, dans lequel on entend les policiers tenir des propos insultants et humiliants, avait conduit Laurent Nuñez, le préfet de police de Paris, à saisir l’Inspection générale de la police nationale (IGPN). Les policiers avaient été identifiés. Ils avaient ensuite plaidé la fatigue « physique et morale », l’interpellation des jeunes s’étant faite après 23 heures ce soir du 20 mars, alors qu’ils avaient commencé leur journée de travail à 10h30.

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Source : https://www.leparisien.fr/faits-divers/paris-lun-des-etudiants-a-lorigine-de-la-polemique-sur-la-brav-m-interpelle-vendredi-soir-16-04-2023-SDOP7XV5SRFSBIBF6JJTVPAMEI.php