Essonne : le père qui avait secoué son bébé reconnu coupable de meurtre et condamné à 17 ans de réclusion

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Publié le 10/01/2023 17:11:44

Le père avait tué son bébé de trois mois le 9 mars 2020 à Saint-Chéron. La cour d’assises de l’Essonne l’a lourdement condamné ce mardi à Évry-Courcouronnes.

Les jurés de la cour d’assises de l’Essonne sont allés au-delà des réquisitions de l’avocate générale. Ce mardi, 17 ans de réclusion criminelle ont été prononcés contre un père de famille qui avait secoué et tué son enfant en mars 2020 à Saint-Chéron (Essonne). L’accusé, âgé de 40 ans, a été reconnu coupable de meurtre sur mineur. La cour s’est pourtant longuement interrogée, pendant près de six heures, sur l’intention homicide et sur le fait de requalifier les faits en « violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner ».

Le jour du drame, vers 16 heures, l’accusé se précipite chez son voisin, son bébé dans les bras. Ce dernier prévient les secours, mais il est déjà trop tard. Une autopsie est réalisée en urgence. Les résultats sont sans appel. Il ne s’agit pas d’une mort accidentelle. Le nourrisson a été violemment secoué et en est mort. Son père était alors seul à la maison. Sa femme, qui travaillait, était juste rentrée déjeuner. Le couple est placé en garde à vue, mais très rapidement, le père se livre et avoue tout.

Une violence qui est allée crescendo

Il raconte aux gendarmes que lors de cette journée, il a non seulement secoué son fils à plusieurs reprises et d’une façon de plus en plus violente, mais qu’il lui a aussi la main sur le visage, puis autour du cou, l’empêchant de respirer pendant au moins plusieurs dizaines de secondes à deux reprises. Il reconnaît aussi qu’il avait déjà secoué son enfant deux ou trois fois auparavant, en février et début mars.

Le père avait expliqué qu’il était épuisé et se sentait dépassé par les pleurs de son fils. Ce dernier souffrait de reflux gastriques et pleurait beaucoup. Le diagnostic, malgré plusieurs consultations, n’avait été posé que l’avant-veille des faits. À l’époque, le trentenaire avait perdu son travail de nuit depuis un mois. Incapable de l’avouer à ses proches, il continuait de faire semblant d’aller travailler et passait la nuit dans sa voiture.

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